Glossaire de Linguistique Computationnelle

Document principal originel par Mourad Amine, 1995
augmenté par le glossaire de
Serge Fleury, 1997
adapté pour le Web et augmenté par
Lionel Delafosse, 1999

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GÉNÉRALISATION, GENRE, GÉRONDIF, GLOSSAIRE, GRAMMAIRE, GRAMMÈME, GRAPHE, GRAPHÈME, GRAPHIE, GROUPE


GÉNÉRALISATION

La généralisation est l'opération qui consiste à réunir sous un concept unique les caractères communs observés sur plusieurs objets singuliers et à étendre ce concept à une classe indéfinie d'objets possibles ...

GENRE

Le français connaît deux genres : le masculin, non marqué, et le féminin, marqué à l'écrit et souvent à l'oral. C'est le nom qui, dans la plupart des cas, impose l'accord en genre. On distingue deux types de genre : le genre naturel (ou motivé) qui correspond au sexe (un chien, une chienne) et le genre grammatical (ou non motivé) qui est imposé par l'usage (une table, un tiroir).

GÉRONDIF

Ex.: En jouant, il a déchiré son pantalon.

Mode impersonnel du verbe formé de en + participe présent. Le gérondif est invariable : il a toujours une fonction de complément circonstanciel.

GLOSSAIRE

C'est un lexique spécialisé dans un domaine précis, par exemple la linguistique.

GRAMMAIRE

Description complète de la langue, c'est-à-dire des principes d'organisation de la langue. Elle comporte différentes parties : une phonologie (étude des phonèmes et de leurs règles de combinaison), une syntaxe (règles de combinaison des morphèmes et des syntagmes), une lexicologie (étude du lexique) et sémantique (étude des sens des morphèmes et de leurs combinaisons).

Grammaire qui dérive au moins une séquence par plusieurs dérivations différentes. Dans le cas d’une grammaire de constituants, deux dérivations différentes correspondent à deux arbres différents.

Grammaire de constituants où les règles de production sont remplacées par des arbres élémentaires. Différentes opérations peuvent être définies pour combiner entre eux les arbres élémentaires.

Deux grammaires sont "faiblement" équivalentes si elles génèrent le même langage. Elles sont "fortement" équivalentes si elles génèrent le même langage par les mêmes dérivations (c’est-à-dire en associant les mêmes descriptions syntagmatiques aux même phrases).

Quadruplet G=(Vt, Va, A, P) comprenant un vocabulaire noté Vt, (alphabet, ou mots du langage), un vocabulaire auxiliaire noté Va (non terminaux ou catégories), un symbole auxiliaire noté A élément de Vt, un ensemble de règles de production (ou règles de réécriture) de la forme : psi omégapsi et oméga appartiennent à (Vt x Va)

Voir langage formel.

Encore appelée grammaire de type 1 : Grammaire de réécriture où psi ne contient pas plus de symboles que oméga . Les règles d’une grammaire de ce type peuvent se mettre sous forme : uxv uyv, où x est un symbole auxiliaire, y une séquence non vide et u et v des séquences d’éléments de Vt ou Va. On dit que u..v forme le contexte du symbole x qui est réécrit. On aura par exemple la règle : aAb aBAb qui réécrit A en BA dans le contexte a..b.

Grammaire qui engendre un sous-ensemble des langages contextuels (comprenant des langages qui ne sont pas générés par une grammaire hors contexte).

Grammaire de réécriture de type 2 ou 3. Par extension, on appelle grammaire syntagmatique un modèle syntaxique qui se base sur une grammaire de type 2 (ou 3) même s’il est en fait équivalent à une grammaire plus puissante.

Appelée grammaire algébrique ou grammaire de type 2 ou 3 : grammaire de réécriture où y contient un seul symbole (auxiliaire), oméga contient un nombre quelconque de symboles terminaux ou auxiliaires. On aura par exemple la règle : A AB.

Appelée grammaire de type 3 : grammaire de réécriture où y contient un seul symbole (auxiliaire), oméga contient au plus un symbole auxiliaire et un nombre quelconque de symboles terminaux (qui doivent tous précéder ou suivre le symbole auxiliaire éventuel). On aura par exemple les règles : A Aa ou A abA mais pas A AB ni A bAa.

Une grammaire stochastique est définie de la manière suivante :

G = (V,X,P,S) où P est un ensemble de règles de la forme : (p : a -> b, p Œ [0,1]),

  • avec a Œ (V » X)* V(V » X)* et b Œ (V » X)*.
  • GRAMMÈME

    Dans la terminologie de B. Poittier, le grammème est un morphème grammatical, par opposition aux morphèmes lexicaux ou lexèmes. Le grammème peut être dépendant (ce sont les divers affixes : in dans increvable ; eux dans malheureux) ou indépendant (articles, prépositions, certains adverbes : par exemple le, pour, très).

    GRAPHE

    Ensemble de couples caractéristiques d’une relation. Graphiquement, un graphe se représente par un ensemble de noeuds (ou sommet) reliés par des arcs. Il est orienté si les arcs sont orientés (on les représente alors par des flèches). Un graphe est connexe si pour tout couple de sommets i et j, il existe un chemin joignant i et j. Un réseau de transition est type particulier de graphe orienté. Un arbre est un type particulier de graphe connexe.

    GRAPHÈME

    Élément abstrait d'un système d'écriture qui se réalise par des formes dites allographes dont le tracé dépend des autres élément du système : le graphème correspond donc, dans l'écriture alphabétique, à la lettre, les allographes étant les formes majuscule, minuscule, cursive, etc. Les graphèmes sont des unités de deuxième articulation dans l'écriture, comme les phonèmes dans la langue parlée ; les morphèmes graphiques sont les unités de première articulation.

    GRAPHIE

    Toute représentation écrite d'un mot ou d'un énoncé. Toute orthographe d'un mot est une graphie : ainsi, pellons pour pelons est une graphie fautive, mais une graphie tout de même. La transcription en alphabet phonétique de chat par [a] est aussi une graphie. Ce mot de graphie peut être soit associé à la notion d'orthographe, soit opposé à elle.

    GROUPE

    Ex.: Ce matin, un vieux monsieur lit les titres de la presse.

    Le groupe nominal est composé d'un nom noyau, de son ou de ses déterminants et de ses expansions. Le groupe nominal peut occuper des fonctions variées : sujet, COD, COI, complément circonstanciel, attribut, apposition, complément du nom, de l'adjectif, etc.

    Ex.: Pierre s'est emparé du ballon pendant la récréation.

    Le groupe verbal est un constituant de la phrase, composé du verbe noyau et de ses expansions (compléments ni déplaçables ni supprimables).


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    Dernière mise à jour : 7 mars 1999 © Lionel Delafosse