Glossaire de Linguistique Computationnelle

Document principal originel par Mourad Amine, 1995
augmenté par le glossaire de
Serge Fleury, 1997
adapté pour le Web et augmenté par
Lionel Delafosse, 1999

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SCRIPT, Self, SÉMANTIQUE, SÈME, SÉMÈME, SEMI-AUXILIAIRES, SENS, SIGNE, SIGNIFIANT, SIGNIFIÉ, SUBJONCTIF, SUBORDINATION, SUFFIXE, SUJET, SUPERLATIF, SYLLABE, SYNAPSIE, SYNCHRONIQUE, SYNECDOQUE, SYNONYME, SYNONYMIE, SYNTAGME, SYNTAXE, SYNTHÈME, SYSTÈME SYMBOLIQUE


SCRIPT

Un script (Schank & Abelson 1977) est une suite standard d'actions, supposée familière, et à laquelle on peut se référer sans avoir besoin de l'expliciter.

Self

Self est un langages à prototypes (Self Group 1987, 1995).

SÉMANTIQUE

- Étude des conditions linguistiques, générales ou pariculières, dans lesquelles un mot ou un énoncé offrent un sens.

- Étendue des différents sens d'un mot, en fonction des contextes.

SÈME

Dans la terminologie de l'analyse sémique, le sème est l'unité minimale de signification, non susceptible de réalisation indépendante, et donc toujours réalisée à l'intérieure d'une configuration sémantique ou sémème. Ex. : l'analyse sémique rend compte de l'opposition chaise vs fauteuil par l'adjonction, au sémème de chaise (composé des sèmes s1, s2, s3, s4 "avec dossier", "sur pieds",

"pour une seule personne", "pour s'asseoir"), du sème "avec bras", absent du sémème de chaise et présent dans le sémème de fauteuil. Comme sème est en fait synonyme des termes trait sémantique et composant sémantique, il se rencontre également, quoique non systématiquement, chez les linguistes qui pratiquent l'analyse componentielle ou développent une théorie sémantique dans le cadre de la grammaire transformationnelle.

SÉMÈME

Dans la terminologie de l'analyse sémique, le sémème est l'unité qui a pour correspondant formel de lexème ; il est composé d'un faisceau de traits sémantiques appelés sèmes. Ex. : le sémème de chaise comporte des sèmes s1, s2, s3, s4 ("avec dossier", "sur pieds", "pour une seule personne", "pour s'asseoir") ; on remarque que l'adjonction d'un sème s5 ("avec bras"), réalise le sémème de fauteuil.

SEMI-AUXILIAIRES

Ex.: Je viens de la faire manger.

Les semi-auxiliaires sont des verbes que l'on emploie non avec leur sens habituel, mais pour exprimer l'aspect : futur ou passé proches, début, déroulement ou répétition de l'action, etc. Ce sont les éléments des périphrases verbales.

SENS

- Le sens est un rapport social concret dont l'établissement est le but de l'acte de parole. Un énoncé donné indique à l'auditeur une classe positive des sens à laquelle appartient le sens que le locuteur veut transmettre, par opposition à la classe négative des sens que cet énoncé exclut.

- Le sens d'un mot est l'ensemble des représentations susceptibles d'être suggérées par l'énoncé de ce mot.

- Le sens d'un énoncé est la situation dans laquelle le locuteur émet l'énoncé ainsi que le comportement réponse que cet énoncé provoque chez l'auditeur.

- Les mots, renvoyant au monde et aux expériences de l'homme, ont été traditionnellement crédités d'un contenu appelé sens.

Un concept prescrit les sens des termes en déterminant le contenu sémantique qu'ils doivent véhiculer et les relations conceptuelles qu'ils entretiennent avec les autres termes du discours. Un concept est de nature prescriptive dans la mesure où il renvoie à un contenu réel (i.e. objectif) : les objets du domaine visé (Bachimont & al. 1996), (Bachimont 1995).

Un signifié est une entité descriptive. Il rend compte de la signification d'un morphème, décrit ses rapports sémantiques aux autres morphèmes du discours, mais il ne détermine pas selon des règles quels rapports sont obligatoires et lesquels sont interdits. L'énoncé "boire comme un trou" possède un sens linguistique mais viole les prescriptions conceptuelles des termes (seul un animé peut boire et seul un objet liquide peut être bu). Mais boire est utilisé dans le sens de celui d'absorber, et un trou peut absorber. Un énoncé possèdant un contenu conceptuel (i.e. exprimant une connaissance) peut commander une action. L'énoncé "la sténose est serrée" prescrit qu'il faut dilater l'artère pour restaurer la circulation. Le contenu linguistique ne prescrit aucune action à entreprendre, il décrit le sens et ne prétend pas renvoyer au monde objectif (Bachimont & al. 1996), (Bachimont 1995).

SIGNE

Son sens général est : quelque chose (A) qui représente quelque chose d'autre (B) et peut ainsi lui servir de substitut. En ce sens, le signal, l'indice, l'image (icône), le symbole, le mot sont des signes. C'est la nature de la relation entre A et B qui distingue ces types de signes ; ex. : entre A et B il y a une relation artificielle dans le signal, une relation naturelle dans l'indice, une relation de ressemblance dans l'icône, etc.

SIGNIFIANT

- Aspect matériel (sonore ou graphique) d'un signe minimal ou d'un grand signe (phrase).

- Représente l'aspect phonologique de la suite des sons qui constituent l'aspect matériel du signe, d'après F. De Saussure.

SIGNIFIÉ

- Est donc la face non directement perceptible du signe, le lieu fictif où siège le sens.

- Est le synonyme de concept (dans la terminologie de F. De Saussure). En effet, le signe linguistique tel qu'il le conçoit résulte de la combinaison d'un signifiant et d'un signifié, ou, dans une autre formulation, d'une image acoustique et d'un concept.

SUBJONCTIF

Ex.: ... Viennent les vacances !

C'est un mode personnel du verbe. Librement utilisé, il présente l'action comme éventuelle, pouvant se réaliser ou non.

Ex.: Je veux qu'elles viennent

D'emploi imposé, on le retrouve dans les complétives lorsque le verbe de la principale exprime, l'ordre, le souhait, le doute, le sentiment ou l'attente, ou dans les circonstancielles après des locutions conjonctives variées (avant que, bien que, sans que, etc.)

SUBORDINATION

Voir conjonction de subordination.

SUFFIXE

Élément de formation d'un mot qui se place après le radical du mot pour former un mot dérivé.

Voir préfixe.

SUJET

Ex.: Les enfants pleurent.

Le sujet est une fonction du nom, du pronom, de l'infinitif, de subordonnées relatives ou complétives. Il n'est ni supprimable, ni déplaçable et fait partie de la phrase minimale. Dans les tournures impersonnelles, on distingue le sujet réel qui fait effectivement l'action exprimée par le verbe et le sujet apparent (ou grammatical) qui remplit la fonction grammaticale. Le sujet se place ordinairement avant le verbe mais peut, dans certains cas, être inversé. Le verbe s'accorde avec le sujet.

SUPERLATIF

Ex. Son plus cher désir est d'être très fort.

C'est un degré de signification de l'adjectif qui peut marquer la supériorité ou l'infériorité.

On distingue le superlatif relatif formé de l'article défini, ou de l'adjectif possessif suivi de l'adjectif au comparatif de supériorité ou d'infériorité et le superlatif absolu formé de très (ou fort, bien, infiniment ...) et de l'adjectif.

SYLLABE

Groupement élémentaire de phonèmes (consonnes et voyelles) qui se prononcent d'une seule émission de voix.

SYNAPSIE

Dans la terminologie d'E. Benveniste, la synapsie est une unité de signification composée de plusieurs morphèmes lexicaux. La synapsie (machine à coudre, hirondelle de mer) se distingue du mot composé (timbre-poste, marteau-pilon) ou du dérivé (antipoète, archiécriture, maoïste, ferblanterie).

SYNCHRONIQUE

Toute étude fondée exclusivement sur des observations, faites pendant un temps assez court pour pouvoir être considéré en pratique comme un point sur l'axe du temps.

SYNECDOQUE

Figure de rhétorique consistant à prendre un mot dans un sens nouveau, en augmentant ou en diminuant sa compréhension. C'est un cas particulier de métonymie dans lequel on prend le tout pour la partie ou la partie pour le tout. Ex. :

SYNONYME

Notion de grammaire utilisée pour qualifier des mots ayant à peu près la même signification.

Ex. Danger et péril.

SYNONYMIE

Sont synonymes des mots de même sens, ou approximativement de même sens.

La synonymie peut avoir deux acceptions différentes : ou bien deux termes sont dits synonymes quand ils ont la possibilité de se substituer l'un à l'autre dans un seul énoncé isolé (pour un mot donné, la liste des synonymes est alors importante) ; ou bien deux termes sont dits synonymes (synonymie absolue) quand ils sont interchangeables dans tous les contextes, et alors il n'y a pratiquement plus de véritables synonymes sinon entre deux langues fonctionnelles (par exemple en français, en zoologie, la nomenclature scientifique et la nomenclature populaire offrent de nombreux exemples de synonymie absolue).

SYNTAGME

Unité syntaxique élémentaire (groupe nominal, groupe verbal) dans une phrase.

Ex. : Les petits enfants / aiment les gâteaux ; mon grand père / mange très lentement.

Le syntagme est un constituant de la phrase dont les unités s’ordonnent : soit autour du nom, c'est un syntagme nominal ; ex. : les petits enfants, soit autour d’un verbe, c’est alors un syntagme verbal ; ex. : mange très lentement.

SYNTAXE

- Arrangement des mots et des propositions dans une phrase selon les règles de la grammaire de la langue considérée.

- Ensemble de ces règles.

SYNTHÈME

Dans la terminologie de A. Martinet, le synthème est un segment d'énoncé formé de plusieurs monèmes lexicaux qui fonctionne comme une unité syntaxique minimale.

Les synthèmes sont, par exemple, les mots dérivés (désirable, refaire, etc.), qui sont le résultat d'un choix unique parmi les ressources de la langue, synthème s'oppose à syntagme.

SYSTÈME SYMBOLIQUE

Définition mathématique pour donner sens à des expressions sans se référer à des conventions arbitraires. les systèmes symboliques partent d’axiomes pour construire des théorèmes à l’aide de règle de dérivation. Les axiomes et le règles de dérivation sont exprimés dans un langage formel parfaitement défini. On peut ainsi envisager une programmation informatique des systèmes symboliques.


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Dernière mise à jour : 21 mars 1999 © Lionel Delafosse