Glossaire de Linguistique Computationnelle

Document principal originel par Mourad Amine, 1995
augmenté par le glossaire de
Serge Fleury, 1997
adapté et modifié pour le Web par
Lionel Delafosse, 1999

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CAS, CATÉGORIE, CATÉGORISATION, CÉSURE, CHAMP, CHEMIN, CLASSE, CLAUSULE, CLONAGE, Clos, COGNITIF, COGNITION, CO-INDEXATION, COMPARATIF, COMPLÉMENT, COMPOSITION, COMPRESSION DE DONNÉES, COMPUTATIONNEL, CONCEPT, CONCORDANCE DES TEMPS, CONDITIONNEL, CONJONCTION, CONJUGAISON, CONNAISSANCE, CONNECTEUR, CONNOTATION, CONSTITUANT, CONTEXTE, CONTRAIRE, CONTRÔLE, COORDINATION, CYCLE


CAS

Catégorie grammaticale associée au syntagme nominatif, dont il traduit la fonction syntaxique dans la phrase.

Grammaire des cas : c’est une grammaire générative établie par Ch. Fillmore où le symbole initial phrase () se développe en une séquence constituée par Modalité et Préposition ; le premier constituant représente la négation, le temps, le mode, l’aspect, le second constituant comporte un verbe et une collection de noms variés.

C’est-à-dire une structure logique comportant un prédicat* (verbe,V) et une collection et un ensemble d’arguments (les noms, C).

Prop V + C1 ... + Cn

Le verbe est le constituant fondamental et le pivot de la phrase. C’est à partir du verbe que l’on définit, au niveau de la structure profonde, les différents rôles, c’est-à-dire les relations casuelles. On a ainsi comme cas :

Ainsi dans les deux phrases : Pierre ouvre la porte, La clef ouvre la porte seront dérivées, la première de : [V, ouvrir], [agent, Pierre], [objet, porte],

la seconde de : [V, ouvrir], [instrument, la clef], [objet, porte].

CATÉGORIE

En linguistique, le mot catégorie s’applique aux notions telles que le genre, le nombre, le temps, l’aspect...

La réponse classique, aristotélicienne, "est que la catégorisation se fait sur la base de propriétés communes. Le rassemblement dans une même catégorie d'objets différents ne fait en effet plus de difficultés si l'on admet que les éléments réunis présentent un ceratins nombre d'attributs en commun. Pour décider de l'appartenance d'un x à la catégorie des chiens, il suffit de vérifier si le x en question possède les attributs qui constituent le dénominateur commun de la catégorie, autrement dit, s'il est un animal, un mammifère, etc... S'il vérifie ces propriétés, ce sera un chien... La catégorisation ainsi conçue répond à un modèle de conditions nécessaires et suffisantes (CNS)" (Kleiber 1991). Ce modèle aristotélicien de la catégorie repose sur les propriétés suivantes:

  1. Les concepts ou catégories sont des entités aux frontières clairement délimitées.
  2. L'appartenance d'une entité particulière à une catégorie répond au système du vrai ou faux : un x quelconque est un chien ou n'est pas un chien, selon qu'il satisfait ou non aux conditions critériales de la catégorie "chien".
  3. Les membres d'une même catégorie ont un statut catégoriel égal, puisque chaque membre possède les propriétés requises par la définition de la catégorie. Eu égard à la catégorie à laquelle ils appartiennent, chaque membre est un aussi "bon" membre que les autres (Kleiber 1991).

En fait, ce qu' Aristote pensait établir comme la liste des catégories de pensées n'est en réalité qu'une liste de catégories de langue : "Aristote a défini dix catégories comme genres suprêmes de l'Etre. Ces catégories, à valeur ontologique par définition, sont des catégories logiques. Elles représentent toutes les façons de prédiquer d'un sujet : selon la substance, quantité, qualité, relation, lieu, temps, position, possession, action, passion. La proposition "S est P" est prise en autant de façon qu'il y a de catégories : ce sont les "diverses classes auxquelles ce Philosophe a voulu réduire tous les objets de notre pensée, en comprenant toutes les substances sous la première, et tous les accidents sous les neuf autres." (...) Ces catégories sont issues du langage. Notre façon de parler, encadrée par les catégories, détermine ce qui les choses peuvent être. (...) Benveniste a montré le caractère proprement linguistique des catégories qui au lieu de possèder l'universalité ontologique qu'y voyait Aristote, sont plutôt des attributs de la langue grecque. La logique aristotélicienne est d'origine linguistique" (Bachimont 1992).

Toute catégorisation langagière s'organise comme un compromis entre un système de marques expressives et celui des régulations cognitives c'est-à-dire des visées de connaissances, qu'à chaque fois, de tels emplois permettent ou favorisent. Il s'agit en permanence d'une négociation entre deux systèmes, celui du penser pour faire dire et celui de l'exprimer pour amener à ainsi penser. Les opérations au coeur de ces mécanismes ne relèvent ni du mental isolé, ni du linguistique : "il s'agit plutôt de jeux sur l'extension des formes et sur l'intension que ces formes peuvent véhiculer" (Vignaux 1986). Même si "les catégories de la grammaire ne sont en aucune façon la traduction de quelconques "lois de la pensée"; néanmoins, elles donnent à penser sur ce que peut être "l'ordre du penser" lorsqu'il se doit confronter à emprunter ce système essentiel d'expression qu'est le langage" (Vignaux 1986).

CATÉGORISATION

Toute description de la langue nécessite que l'on nomme les unités que l'on étudie (i.e les mots constituant les unités de la langue). L'utilisation de symboles catégoriels a toujours été un caractère définitoire de la description linguistique qui n'a pu se passer d'une analyse en "parties du discours". On classe les mots selon leur nature, leur forme, leur fonction, leur sens. En français, on peut considérer que les parties du discours recouvrent en général les familles suivantes : le nom, l'adjectif, l'article, le pronom, le verbe, l'adverbe, la préposition, la conjonction et l'interjection. Si l'on évalue l'évolution de la définition d'une catégorie comme celle de l'adjectif depuis la grammaire de Port Royal jusqu'à celle donnée par la Nouvelle Grammaire Française (Grévisse 1989) on mesure la difficulté qui existe pour la classification des formes adjectivales. En effet dans la Grammaire de Port Royal, la distinction entre le substantif et l'adjectif s'exprime ainsi:

"Les noms qui servent à exprimer les choses s'appellent substantifs (...) c'est aussi ceux qui signifient premièrement et directement les modes."

"Les noms qui signifient les choses comme modifiées sont appelés adjectifs."

Ce qui distingue les noms des adjectifs repose donc ici sur la nature de l'opération par laquelle l'esprit saisit le mode ou la chose. L'adjectif n'est considéré que dans un rapport avec un nom et n'est pas envisagé comme une catégorie grammaticale indépendante. Cette définition est avant tout notionnelle. Dans la Nouvelle Grammaire Française, on trouve la définition suivante associée à la classe des adjectifs :

"L'adjectif est un mot qui varie en genre et en nombre, genre et nombre qu'il reçoit par le phénomène de l'accord, du nom auquel il se rapporte. Il est apte à servir d'épithète et d'attribut... Du point de vue sémantique, l'adjectif exprime une manière d'être, une qualité de l'être ou de la chose désignée par le nom auquel il se rapporte".

Cette définition dégage des éléments définitoires syntaxiques, sémantiques, morphologiques et fonctionnels. Ce changement d'analyse notoire, fondée sur l'étude d'un convergence de différents critères définitoires illustre un modèle d'appréhension nouveau pour cette catégorie. Dans tous les cas, on sent bien que la difficulté, pour traiter du problème de la classification des adjectifs, vient de ce que chaque critère, pris isolément, ne suffit pas à donner une définition claire de l'adjectif.

Parce qu'elle constitue le coeur de la structure théorique de la grammaire occidentale, la théorie des classes de mots a acquis très tôt une certaine autonomie et donné lieu à des problèmes qui proviennent explicitement de cette autonomisation :

  1. lister de façon exhaustive les classes correspondant aux parties du discours,
  2. justifier l'ordre d'exposition des classes (opération qui correspond à des contraintes spécifiques, par exemple, celles qui tiennent à la structure logique de la définition),
  3. catégoriser toutes les formes d'une langue,
  4. trouver un classement qui permette de catégoriser toutes les formes de toutes les langues connues réelles ou possibles.

Les parties du discours (ou classes de mots) "ont rempli des fonctions précises. Des fonctions qui peuvent nous apparaître maintenant extralinguistiques : quand les philosophes grecs posent la question de l'adéquation de la proposition, au sens logique du terme, avec la description du monde, ils utilisent le langage, mais sans le considérer comme la fin de leur étude. Des fonctions pratiques : par exemple, servir à l'apprentissage de l'écriture d'une langue naturelle; aider à la traduction d'une langue dans une autre... Des fonctions théoriques : permettre d'édicter des règles grammaticales générales portant sur des classes générales /./" (Colombat 1988).

CÉSURE

Marque (-) qui coupe un mot en deux parties, lors de la rencontre d'une fin de ligne, de façon à améliorer l'aspect d'un paragraphe dans une page.

CHAMP

Déterminer un champ, en linguistique, c'est chercher à dégager la structure d'un domaine donné. Il s'agit de mettre en évidence des réseaux linguistiques de synonymie ou d'antonymie et de corrélations diverses.

On parle du champ sémantique d'un mot, ou du champ lexical d'une famille de mots.

Notion de vocabulaire qui désigne tous les mots existant dans la langue, qui se rapportent à une même idée. Ex. : Le champ lexical de la peur : crainte, angoisse, craindre, effrayer, épouvantable, inquiétant, etc.

Notion de vocabulaire qui désigne les différents sens que prend un même mot, selon les contextes dans lesquels on peut le trouver. Ex. :

  1. du pain frais, une eau fraîche, des nouvelles fraîches, un accueil frais, etc.
  2. le champ sémantique du mot élever regroupe tous les sens que peut avoir ce verbe (hausser, construire, nourrir, éduquer).

CHEMIN

Portion de graphe, si elle existe, entre les deux noeuds.

CLASSE

Ex : [le, mon, un, ce, chaque, ...] livre est ouvert.

La classe représente l'ensemble des mots que l'on peut trouver dans un même contexte, c'est-à-dire un endroit déterminé de la phrase. On distingue la classe des déterminants, celle des noms, celle des adjectifs, celle des verbes, celle des mots de liaison, etc. La classe à laquelle appartient un mot est aussi appelée sa nature.

CLAUSULE

C'est le dernier membre d'une phrase ou d'un paragraphe.

CLONAGE

Dans les langages à prototypes, l'opération de clonage permet de dupliquer les objets existants.

Clos

CLOS est un langage à objets (Keene 1989, Steele 1990).

COGNITIF

Se rapporte à la connaissance en général et plus précisément se dit des facultés supérieures de l’intelligence comme le langage, le raisonnement, la mémoire, l’attention...

COGNITION

F.J. Varela (Varela 1996) décrit le programme de recherche cognitiviste dans une approche symbolique de la manière suivante:

"Question 1 : Qu'est-ce que la cognition ?

Réponse : Le traitement de l'information : la manipulation de symboles à partir de règles.

Question 2 : Comment cela fonctionne-t-il ?

Réponse : Par n'importe quel dispositif pouvant représenter et manipuler des éléments physiques discontinus : des symboles. Le système n'interagit qu'avec la forme des symboles (leurs attributs physiques), et non leur sens.

Question 3 : Comment savoir qu'un système cognitif fonctionne de manière appropriée ?

Réponse : Quand les symboles représentent adéquatement quelque aspect du monde réel, et que le traitement de l'information aboutit à une solution efficace du problème soumis au système."

Puis dans une approche non-symbolique:

"Question 1 : Qu'est-ce que la cognition ?

Réponse : L'émergence d'états globaux dans un réseau de composants simples.

Question 2 : Comment cela fonctionne-t-il ?

Réponse : Des règles locales gèrent les opérations individuelles et des règles de changement gèrent les liens entre les éléments.

Question 3 : Comment savoir qu'un système cognitif fonctionne de manière appropriée ?

Réponse : Quand les propriétés émergentes (et la structure résultante) sont identifiables à une faculté cognitive - une solution adéquate pour une tâche donnée."

Enfin dans une approche énactive:

"Question 1 : Qu'est-ce que la cognition ?

Réponse : L'action productive : l'historique du couplage structurel qui énacte (fait-émerger) un monde.

Question 2 : Comment cela fonctionne-t-il ?

Réponse : Par l'entremise d'un réseau d'éléments inter-connectés, capables de subir des changements structuraux au cours d'un historique non-interrompu.

Question 3 : Comment savoir qu'un système cognitif fonctionne de manière appropriée ?

Réponse : Quand il s'adjoint à un monde de signification préexistant, en continuel développement (comme c'est le cas des petits de toutes les espèces), ou qu'il en forme un nouveau (comme cela arrive dans l'histoire de l'évolution)."

CO-INDEXATION

Partage de valeur entre deux attribues. Cela est noté, en termes de graphes, par le fait que deux arcs pointent sur le même noeud. S’il s’agit d’attributs à valeur non atomique, la coindexation garantit que les valeurs des deux attributs seront toujours les mêmes, et seront simultanément mises à jour si l’une ou l’autre est modifiée par unification.

COMPARATIF

Ex.: Cela est aussi (plus, moins) dur que du fer.

C'est un degré de signification de l'adjectif (ou de l'adverbe) qui peut marquer l'égalité, la supériorité ou l'infériorité. Le comparatif peut s'employer seul ou accompagné d'un complément introduit par que.

COMPLÉMENT

Ex.: Ce matin, ils vont au marché, en voiture.

Constituant de la phrase et parfois du groupe verbal, le complément circonstanciel précise les circonstances de l'action. Il exprime des nuances de sens très variées : lieu, temps, manière, accompagnement, cause, conséquence, but, hypothèse-condition, opposition-concession, comparaison, etc.

Ex.: La côte est battue par les vagues. (Les vagues battent la côte)

Il n'existe que dans les phrases passives et correspond au sujet de la forme active correspondante. Le complément d'agent est le plus souvent introduit par la préposition par, il peut être aussi introduit par de.

Ex : Il le donne à son frère.

Le complément d'attribution est une forme du complément d'objet indirect. On le trouve derrière les verbes dont le sens attribue ou retire quelque chose. Il est le plus souvent employé en même temps qu'un COD.

Ex.: Elle est heureuse de vivre dans une ville de province.

On appelle compléments de détermination les compléments qui ne se rattachent ni au verbe, ni à la phrase. Ils regroupent donc les compléments du nom et de l'adjectif.

Ex.: Il vous marque un but à n'importe quel gardien.

C'est une forme de complément d'objet indirect. Non obligatoire, il invite l'interlocuteur ou le lecteur à prendre intérêt à l'action.

Ex.: L'enfant était rouge de colère.

C'est un complément de détermination de l'adjectif. Le complément de l'adjectif peut être un groupe nominal ou un verbe à l'infinitif introduit par une préposition, une proposition subordonnée conjonctive. Le complément de l'adjectif ne peut pas, en général, être supprimé sans modifier radicalement le sens de la phrase.

Ex.: Aujourd'hui je me promène avec mon chien.

Cette notion regroupe tous les compléments qui ne font pas partie du groupe verbal et qui, par conséquent, sont déplaçables et supprimables. Ce sont en général des compléments circonstanciels. Une même phrase peut en comporter plusieurs. C'est une fonction du groupe nominal, de l'adjectif et du participe, du verbe à l'infinitif, de l'adverbe, de certaines propositions subordonnées.

Ex.: Jean lance la balle. (La balle est lancée par Jean.)

Le COD est un complément du verbe, il ne peut être, en principe, ni supprimé, ni déplacé. Il devient le sujet de la phrase passive correspondante. Le COD peut être un groupe nominal ou un pronom, un verbe à l'infinitif, une proposition relative indéfinie, une complétive, une infinitive ou une interrogative indirecte. Les verbes admettant un COD sont dits transitifs directs.

Ex.: Jean obéit à l'arbitre.

Le COI est un complément du verbe, il ne peut en principe ni être supprimé, ni être déplacé. Il est relié au verbe par l'intermédiaire d'une préposition, à ou de, le plus souvent. Le COI peut être un groupe nominal ou un pronom, un verbe à l'infinitif, une relative indéfinie ou une complétive. Les verbes construits avec un COI sont dits transitifs indirects.

Ex.: On a demandé son nom à mon frère.

C'est une forme de complément d'objet indirect que l'on trouve avec les verbes à double construction. Parmi les compléments d'objet seconds, il y a le complément d'attribution.

Ex.: J'ai acheté un panier d'osier.

C'est un complément de détermination du nom. Le complément du nom peut être un groupe nominal ou un pronom, un verbe à l'infinitif, un adverbe, introduit par une préposition, ou une proposition subordonnée conjonctive. C'est une expansion facultative du groupe nominal.

Ex.: On lui a retiré son permis de conduire.

C'est un élément constitutif du groupe verbal. Les compléments du verbe regroupent les compléments qu'on ne peut ni supprimer ni déplacer, c'est-à-dire le COD, le COI et certains compléments circonstanciels de lieu et de manière.

COMPOSITION

Ex. : Leurs petits-enfants ont un rouge-gorge.

La composition est une notion de vocabulaire. Il s'agit d'un procédé de création de nouveaux mots qui consiste à associer des mots existant déjà dans la langue. Ce sont les mots composés.

COMPRESSION DE DONNÉES

Des données textuelles comportent souvent des régularités, soit dans les phrases, soit dans les mots. Grâce à des conventions de codification bien choisies il est possible de les exploiter en vue de diminuer la taille de ces données. Pour cela, on utilise deux algorithmes. Le premier réalise la compression c'est-à-dire transforme un texte normal en un texte réduit. Le second réalise la décompression, c'est-à-dire reconstitue le texte normal à partir du texte réduit.

COMPUTATIONNEL

Ce terme est traditionnellement employé à partir du sens anglo-saxon de traitement par ordinateur.

"Le traitement computationnel est une opération qui est effectuée sur des symboles, c'est-à-dire sur des éléments qui représentent ce à quoi ils correspondent. La notion en jeu ici est la représentation, ou l'intentionnalité, terme du philosophe pour la qualité de ce qui est 'à propos de quelque chose" (Varela 1996).

Pas de computation sans représentation : "L'hypothèse cognitiviste prétend que la seule façon de rendre compte de l'intelligence et de l'intentionnalité est de postuler que la cognition consiste à agir sur la base de représentations qui ont une réalité physique sous forme de code symbolique dans un cerveau ou une machine" (Varela 1996).

CONCEPT

  1. Objet conçu par l'esprit, permettant d'organiser les connaissances.
  2. Représentation symbolique ayant une signification générale d'un ensemble d'objets concrets (objets = mots) possédant des propriétés communes (comportement des mots dans une phrase). Tout concept présente des caractères d'abstraction et de généralisation

"Depuis G.Frege (Frege 1893), un concept peut être vu comme une fonction définie sur un certain domaine et à valeur dans l'ensemble de valeurs de vérité {vrai,faux}. Cette fonction a pour but de discriminer les objets auxquels s'appliquent le concept..." (Haton & al 1991). Le concept est le fruit de l'activité de l'intelligence (conception). Selon Kayser, un concept est une "entité symbolique recevant des propriétés inférentielles". Selon Lyons, il "exprime que toute idée, toute pensée ou toute construction mentale au moyen de laquelle l'esprit appréhende les choses ou parvient à les reconnaitre."

CONCORDANCE DES TEMPS

Ex.: Je croyais qu'il était à Lille et qu'il ne pourrait pas venir.

On appelle concordance des temps le rapport existant entre les temps des différents verbes de la phrase. Lorsque la principale est au présent, les temps des subordonnées s'emploient en fonction du sens et de la chronologie. Lorsque la principale est au passé, les temps des subordonnées, toujours employés en fonction du sens et de la chronologie, doivent de plus être au passé (ou au futur du passé).

CONDITIONNEL

Ex. : Je serais un cosmonaute et j'irais sur Mars ...

C'est un mode personnel du verbe. Librement utilisé, c'est le mode de l'imaginaire, il présente l'action comme soumise à la réalisation d'une autre action réalisable ou non.

Ex.: Je ne pensais pas qu'il viendrait.

Employé selon les nécessités de la concordance des temps, il correspond à un futur. On l'appelle alors futur du passé.

CONJONCTION

Ex. : il n'est ni grand ni fort.

Ce sont des mots de liaison. Les conjonctions de coordination relient des éléments ayant la même fonction et le plus souvent la même nature. Ce sont : mais, ou, et, donc, or, ni, car, puis, alors. etc.

Ex. : Quand il viendra, je veux qu'il se lave.

Ce sont des mots de liaison. Les conjonctions de subordination relient des propositions qui ont une fonction l'une par rapport à l'autre. Ce sont : que, quand, comme, si, lorsque, puisque, quoique ... et les locutions conjonctives : après que, avant que, sitôt que, ainsi que, tandis que, bien que, sans que, de peur que, pour que.

CONJUGAISON

On appelle conjugaison les variations de la forme d'un verbe selon les temps, les modes et les personnes. On parle de conjugaison régulière, si le verbe obéit aux règles de la conjugaison des verbes du premier, deuxième ou troisième groupe, et de conjugaison irrégulière, si le verbe se trouve être seul ou presque de son espèce.

CONNAISSANCE

"Ce que nous appelons connaissances peut être ainsi défini comme prenant la forme de structures stabilisées dans la mémoire à long terme. Ce sont en vérité tous nos savoirs de base servant à la reconnaissance, à la compréhension des situations et de l'action. Ces savoirs vont se manifester comme représentations, c'est-à-dire des états provisoires de connaissance, résultant de nos activités de construction et d'interprétation des situations ou des évènements. Certaines de ces représentations vont être stockées en mémoire puisque pertinentes ou correspondant à des savoirs réutilisables; elles prendront, de ce fait, le statut de connaissances, et on parlera à ce propos d'acquisition ou de construction des connaissances" (Vignaux 1991).

CONNOTATION

C'est une notion de vocabulaire qui concerne la définition du mot. Les connotations correspondent aux valeurs affectives, personnelles ou collectives, qu'on associe au sens des mots.

Voir aussi dénotation.

CONNECTEUR

C'est un terme qui établit un lien entre deux énoncés. On l'appelle aussi mot de liaison. Il sert à assurer les articulations et la progression d'un texte. Les principaux types sont :

CONSTITUANT

On appelle constituants les éléments qui, associés, forment des groupes, qui eux-mêmes forment la phrase.

L'analyse consiste à déterminer les différents constituants de la phrase, puis ceux du groupe verbal, des groupes nominaux, des groupes de l'adjectif, etc.

Ex. : Dans la chambre, / les enfants / jouent aux cartes : constituants de la phrase.

jouent / aux cartes : constituants du groupe verbal.

Les / enfants : constituants du groupe nominal, etc.

CONTEXTE

- Ex.: un vent frais - un accueil frais - des nouvelles fraîches.

Le contexte d'un mot est son environnement. Ainsi le contexte de frais dans les exemples est tantôt : un vent, tantôt : un accueil, tantôt : des nouvelles. L'adjectif change ici de sens selon les contextes. - Entourage : c'est-à-dire l'ensemble des mots réellement présents dans le texte au voisinage immédiat ou éloigné du mot (unité) considéré. Si ces éléments conditionnent la présence, la forme, la fonction ou le sens de cette unité, on dit qu'ils appartiennent au contexte pertinent. Ex. : dans - Avez-vous une cuisinière ? - Oui, j'en ai acheté une, acheter est pertinent parce qu'il sélectionne le sens de cuisinière.

Remarque : au niveau de la "langue", toute unité linguistique sert en même temps de contexte à des unités de rang inférieur et/ou trouve son contexte dans une unité de rang supérieur.

CONTRAIRE

Voir antonymie.

CONTRÔLE

Le contrôle en IA traite de la conduite et de la supervision du raisonnement utilisé pour résoudre un problème donné et peut être résumer ainsi : à chaque instant du processus de résolution d'un problème donné, quelle action le système doit-il exécuter?

COORDINATION

Voir conjonction de coordination.

CYCLE

Un graphe comporte un cycle quand il existe un chemin non vide entre un noeud et lui-même.


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Dernière mise à jour : 21 mars 1999 © Lionel Delafosse