Glossaire de Linguistique Computationnelle

Document principal originel par Mourad Amine, 1995
augmenté par le glossaire de
Serge Fleury, 1997
adapté pour le Web et augmenté par
Lionel Delafosse, 1999

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MARQUE, MÉTA-CONNAISSANCE, MÉTA-LANGAGE, MÉTALANGUE, MÉTAPHORE, MÉTHODE, MÉTONYMIE, MODALITÉ, MODE, MONOSÉMIQUE, Moostrap, MORPHÈME, MOT


MARQUE

Ex.: Les enfants jouent dans la cour déserte.

On appelle marque, à l'oral ou à l'écrit, ce qui dans un mot indique qu'il est au féminin ou au pluriel. Les marques diffèrent entre l'oral et l'écrit.

MÉTA-CONNAISSANCE

Une méta-connaissance est une connaissance portant sur des connaissances (voir connaissance).

MÉTA-LANGAGE

Un méta-langage est un langage permettant de décrire les propriétés du domaine étudié et les traitements sur ce domaine.

MÉTALANGUE

Langue artificielle servant à décrire une langue naturelle dont les termes sont ceux de la langue objet d'analyse, mais qui ont une seule acception et dont les règles de syntaxe sont aussi celles de la langue analysée. La métalangue est, par exemple, le langage grammatical, dont le linguiste se sert pour décrire le fonctionnement de la langue ; c'est le langage lexicographique, dont l'auteur du dictionnaire se sert pour les définitions des mots. Toute langue a sa propre métalangue dans la mesure où elle utilise des mots comme c'est-à-dire, signifier, pour ainsi dire, vouloir dire, etc.

MÉTAPHORE

Consiste dans l'emploi d'un mot concret pour exprimer une notion abstraite, en l'absence de tout élément introduisant formellement une comparaison ; par extension, la métaphore est l'emploi de tout terme auquel on substitue un autre qui lui est assimilé après la suppression des mots introduisant la comparaison (comme par exemple) : il brûle d'amour contenait une métaphore du premier type, et cette femme est une perle une du second.

Quand elle introduit plusieurs rapprochements successifs, la métaphore est filée ou suivie, comme dans cette femme qui tend les filets de ses charmes pour chasser le gibier des naïfs ; au contraire, elle est heurtée ou brisée quand elle rapproche des notions incompatibles, comme dans Le char de l'état navigue sur un volcan. La métaphore joue un grand rôle dans la création lexicale ; beaucoup de sens figurés ne sont que des métaphores usées.

MÉTHODE

Une méthode dans un langage à Objets est un protocole d'accès aux objets.

MÉTONYMIE

Une notion est dite métonymique, lorsqu'elle est désignée par un terme autre que celui qu'il faudrait, les deux notions étant liées par une relation de cause à effet (la récolte peut désigner le produit de la cueillette et non pas seulement l'action de cueillir elle même), par une relation de matière à objet ou de contenant à contenu (boire un verre), par une relation de la partie au tout (une voile à l'horizon).

MODALITÉ

Voir mode.

MODE

Définit le statut de la phrase : assertion, ordre (souhait) ou interrogation.

Ex. : Paul vient - Paul ne vient pas (phrase : assertive affirmative - négative)

Paul vient-il ? - Paul ne vient-il pas ? (phrase : interrogative affirmative - négative)

Paul, viens - Puisse Paul venir demain (phrase : impérative - optative).

En français, le mode d'assertion et d'interrogation est l'indicatif, le mode de l'ordre et du souhait est l'impératif ou le subjonctif.

Le verbe conjugué à ces modes ne varie pas en personne. Ils sont au nombre de trois : l'infinitif, le participe et le gérondif.

Ils sont au nombre de quatre l'indicatif, le subjonctif, le conditionnel et l'impératif. Le mode peut être d'emploi libre, il correspond alors à un choix du locuteur et il influe sur le sens (Tu viens. Que tu viennes. Tu viendrais. Viens !). Le mode peut être d'emploi imposé, il dépend alors du contexte et n'a plus vraiment de sens. (Je veux qu'il vienne).

MONOSÉMIQUE

Désigne un terme qui ne possède qu'un seul sens (est l'antonyme de polysémique)

Ainsi, fer est un terme monosémique du vocabulaire de la chimie : son symbole Fe lui est toujours substituable, il peut se présenter sous l'un ou l'autre des états de la matière, etc. ; or, le terme fer de la chimie est emprunté au vocabulaire général, où l'unité est largement polysémique : sans évoquer les figures possibles (un coeur de fer ; ce siècle de fer ; brandir le fer), dont on peut considérer qu'ils relèvent de la rhétorique et non de la lexicologie, le mot fer du vocabulaire général comporte divers sens possibles, souvent exprimés par des sous-adresses dans le dictionnaire : fer1 = métal ; fer2 = objet (indéterminé) en fer ; fer3 = objet (déterminé) en fer ...

Moostrap

Langage à prototypes réflexif (Cointe & Mulet 1993).

MORPHÈME

Par analogie au "mètre" que l'on utilise comme unité de mesure de base en métrologie (science des mesures), on utilise le morphème (à l'écriture) et le phonème (à l'oral) comme unités de base en linguistique.

- Le morphème est le plus petit élément significatif individualisé dans un énoncé, que l'on ne peut diviser en unités plus petites.

- Le phonème est l'unité distincte minimale au niveau du son (phonétique) dépourvu de sens. Ex. : ply, plu, pli : sont trois phonèmes.

MOT

Notion difficile à définir :

Pour l'analyse morphologique, le choix du mot est très important car il y a quelques problèmes posés par l'apostrophe et le tiret.

Concernant l'apostrophe, on voudra sans doute considérer aujourd'hui ou d'abord comme un seul mot, alors que l'arbre ou j'arrive doivent être décomposés en deux mots. La liste des mots tels que aujourd'hui étant très restreinte et fermée, il suffit de l’établir une fois pour toutes, et de rectifier la définition initiale en explicitant cette liste d’exceptions.

Pour le tiret, le problème est analogue, mais plus difficile (car la liste des termes lexicaux comportant un tiret est vaste et ouverte), ex. : porte-monnaie, c'est-à-dire, avant-hier, dix-sept, cet homme-là, lui-même, arrive-t'il-, ...

Ex.: garde-robe, autoroute, aigre-douce.

le mot composé est une structure figée composée de plusieurs mots. Les constituants du mot composé ne peuvent être déterminés séparément et l'ensemble forme une seule unité. Le pluriel de ces mots pose de multiples problèmes.

Voir connecteur.


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Dernière mise à jour : 28 mars 1999 © Lionel Delafosse