Glossaire de Linguistique Computationnelle

Document principal originel par Mourad Amine, 1995
augmenté par le glossaire de
Serge Fleury, 1997
adapté pour le Web et augmenté par
Lionel Delafosse, 1999

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PALINDROME, PARADIGME, PARAGRAPHE, PARALEXÈME, PARAPHRASE, PARONYMIE, PARTICIPE, PASSÉ, PÉRIPHRASE VERBALE, PHONÈME, PHONÉTIQUE, PHRASE, PLUS-QUE-PARFAIT, POLYSÉMIE, POLYSÉMIQUE, PONCTUATION, POSTPOSITION DU SUJET, PRÉDICAT, PRÉFIXE, PRÉPOSITION, PRÉSENT, PRÉSENTATIF, PROCÉDURALE, PROGRAMME, PRONOM, PROPOSITION, PROTOTYPE


PALINDROME

Mot, vers ou phrase qui peuvent être lus indifféremment de gauche à droite, ou de droite à gauche en conservant le même sens (aux coupes de mots et aux accents près). Ex. :

PARADIGME

Ensemble typique des formes fléchies que prend un morphème lexical combiné avec ses désinences casuelles (pour un nom, un pronom ou un adjectif) ou verbales (pour un verbe), selon le type de rapport qu'il entretient avec les autres constituants de la phrase, selon le nombre, la personne, le temps : on dit déclinaison pour un nom, un pronom un adjectif et conjugaison pour un verbe.

"Le paradigme définit la norme de ce qu'est une activité légitime à l'intérieur du domaine scientifique qu'il régit" (Chalmers 1976).

PARAGRAPHE

Unité de discours constituée d'une suite de phrases, formant une subdivision d'un énoncé long, et définie typographiquement par un alinéa initial et par la clôture du discours ou par un autre alinéa.

PARALEXÈME

Donné parfois comme nom au mot composé (ex. : pomme de terre), par opposition au lexème (ex. : abricot).

PARAPHRASE

Énoncé A est dit paraphrase d'un énoncé B, si A contient la même information que B, tout en étant plus long que lui. On peut dire ainsi que la phrase passive est la paraphrase de la phrase active correspondante.

En d'autres termes c'est le développement explicatif d'une unité ou d'un texte. La notion de paraphrase, issue de la rhétorique, est particulièrement exploitée en linguistique.

PARONYMIE

Ex.: prescrire / proscrire.

La paronymie est une notion de vocabulaire. Les paronymes sont des mots de sens différents, mais dont la forme est très proche sans être identique. Les paronymes sont souvent confondus par ceux qui possèdent mal la langue.

PARTICIPE

Ex.: La cigale ayant chanté tout l'été se trouva fort dépourvue ...

Mode impersonnel, le participe passé est une forme adjective du verbe ; c'est-à-dire qu'il joue à la fois le rôle d'un verbe et d'un adjectif. Le participe passé à la forme réduite peut en outre être un élément des temps composés et de la forme passive ou un simple adjectif qualificatif. L'accord du participe passé obéit à des règles particulières.

Ex.: Les jeunes filles participant à la course se rassemblent.

Mode impersonnel, le participe présent est une forme adjective du verbe : c'est-à-dire qu'il joue à la fois le rôle d'un verbe et d'un adjectif. Il se forme sur le radical du présent à la première personne du pluriel + la terminaison ant. Le participe présent est invariable et ne doit pas être confondu avec l'adjectif verbal.

PASSÉ

Ex.: Dès qu'il eut fini, il sortit.

Temps composé de l'indicatif. Le passé antérieur exprimé une action achevée (aspect accompli). Employé avec le passe simple, il exprime l'antériorité. Le passé antérieur est formé de l'auxiliaire avoir ou être conjugué au passé simple + le participe passé du verbe.

Ex.: Dès qu'il a fini, il sort.

Temps composé de l'indicatif, le passé composé exprime une action achevée (aspect accompli). Employé avec le présent, il exprime l'antériorité. À l'oral, le passé composé est employé à la place du passé simple. Le passé composé est formé de l'auxiliaire avoir ou être conjugué au présent + le participe passé du verbe.

Ex.: S'il avait eu froid, il aura mis son manteau.

Temps composé du conditionnel. Le passé du conditionnel exprime une action achevée (aspect accompli). Il est formé de l'auxiliaire avoir ou être au présent du conditionnel + participe passé du verbe.

Ex.: Je ne pense pas qu'il ait gagné.

Temps composé du subjonctif. Le passé du subjonctif exprime une action achevée (aspect accompli). Il est formé de l'auxiliaire. avoir ou être conjugué au présent du subjonctif + le Participe passé du verbe .

Ex.: Les voitures attendirent des heures au péage.

Temps de l'indicatif qui exprime le passé. Le passé simple est le temps privilégié du récit. Le passé simple exprime une action achevée présentée dans sa ponctualité, qu’elle qu’ai été sa durée. Le passé simple est remplacé par le passé composé dans la langue orale.

PÉRIPHRASE VERBALE

Ex.: Il n'arrête pas de chanter depuis qu'il sait qu'il va partir.

Les périphrases verbales se substituent à certains temps de l'indicatif tout en apportant des nuances supplémentaires (futur proche ou imminent, passé proche, action dans son commencement ou son déroulement).

PHONÈME

Par analogie au "mètre" que l'on utilise comme unité de mesure de base en métrologie (science des mesures), on utilise le morphème (à l'écriture) et le phonème (à l'oral) comme unités de base en linguistique.

- Le morphème est le plus petit élément significatif individualisé dans un énoncé, que l'on ne peut diviser en unités plus petites.

- Le phonème est l'unité distincte minimale au niveau du son (phonétique) dépourvu de sens. Ex. : ply, plu, pli : sont trois phonèmes.

PHONÉTIQUE

Branche de la linguistique qui étudie les conditions physiologiques de production et des propriétés acoustiques des phonèmes. Elle étudie le fonctionnement de l'appareil phonateur (qui émet les sons) de l'homme et analyse ses capacités articulatoires et les particularités des sons émis, au moyen d'appareils acoustiques, indépendamment du système même de la langue.

PHRASE

Segment de chaîne considéré intuitivement comme complet du point de vue du "sens", et délimité : à l’oral par des pauses importantes de la voix encadrant une unité mélodique caractéristique ; et à l’écrit, par une ponctuation forte (point ou tiret).

Ex.: Quand il sera rentré, /je veux/ qu'il range les livres/qui encombrent son bureau/. La phrase complexe est en général une phrase comportant une proposition principale et une ou plusieurs propositions subordonnées.

Ex.: Les enfants jouent.

La phrase minimale est une phrase qui ne comporte pas d'expansions, c'est-à-dire qu'elle ne comporte que les constituants nécessaires pour qu'elle soit grammaticale.

Ex.: Quel temps magnifique !

La phrase nominale est une phrase dont l'élément noyau n'est pas un verbe. Les phrases nominales sont surtout des titres, des slogans, des phrases exclamatives, interrogatives ou présentatives.

Ex.: Les enfants du voisin jouent dans la cour de l'école.

La phrase simple est une proposition indépendante : elle ne comporte pas de propositions subordonnées.

Ex.: Le hibou chasse la nuit.

La phrase verbale est une phrase dont l'élément noyau est le verbe. Elle est constituée d'un groupe sujet + un groupe verbal + éventuellement un ou plusieurs compléments circonstanciels.

PLUS-QUE-PARFAIT

Ex. : Il ne se souvenait plus de ce qu'il avait dit.

Temps composé de l’indicatif, le plus-que-parfait exprime une action achevée (aspect accompli). Employé avec l’imparfait, il exprime l'antériorité. Le plus-que-parfait est formé de l'auxiliaire avoir ou être conjugué à l'imparfait + le participe passé du verbe.

Ex. : Je voulais qu'ils eussent mangé avant mon retour.

Temps composé du subjonctif qui exprime une action achevée dans un contexte passé.

Temps de la langue écrite soutenue, le plus-que-parfait du subjonctif a disparu de l'oral. Il est formé de l'auxiliaire avoir ou être conjugué à l'imparfait du subjonctif + le participe passé du verbe.

Ex. : J'eusse réussi si l'on m'en eût (avait) donné les moyens.

Employé dans le système hypothétique, il exprime l'irréel du passé.

POLYSÉMIE

- Ex.: un temps frais, un accueil frais, des fruits frais.

La polysémie est une notion de vocabulaire. Un mot est dit polysémique lorsqu'il présente des sens différents en fonction des contextes. Il n'est pas toujours facile de distinguer les mots polysémiques et les homonymes.

POLYSÉMIQUE

Propriété d'un mot qui a plusieurs sens ; cette unité linguistique (ou mot) est alors dite polysémique. Sa dénotation change alors suivant le contexte. Par exemple, le mot élevé :

  1. On a élevé une statue dans la cour (on a construit une statue...)
  2. Cet enfant est bien élevé (cet enfant es bien éduqué)

L'unité polysémique est souvent opposée à l'unité monosémique (c'est son antonyme), comme le mot du vocabulaire général, est opposé au terme d'un vocabulaire scientifique ou technique. On remarque, en effet, que les vocabulaires spécialisés se constituent souvent par emprunt et spécialisation d'un terme du vocabulaire général.

PONCTUATION

La ponctuation permet de structurer l'énoncé, le point et le point virgule isolant les phrases, la virgule isolant les groupes mobiles. La ponctuation est aussi porteuse de sens, que ce soit pour marquer l'interrogation (?) ou exclamation (!), pour mettre en évidence certains rapports logiques (:). Certains signes représentent des conventions, guillemets pour introduire le discours direct, tirets pour les dialogues, points de suspension pour signaler une interruption ou une suppression, parenthèses et crochets.

Le point, le point-virgule, la virgule correspondent à des pauses de l'oral, le point d'interrogation et le point d'exclamation correspondent à une intonation particulière.

POSTPOSITION DU SUJET

Ex.: Dans le ciel volent des oiseaux.

Dans certains types de constructions, le sujet n'est plus placé devant le verbe, mais après lui. Cette postposition d'emploi obligatoire dans le cas de l'interrogation directe et de la phrase incise, est aujourd'hui d'emploi libre quand un adverbe, un complément circonstanciel est placé en tête de phrase.

PRÉDICAT

Dans une phrase de base constituée d'un syntagme nominatif suivi d'un syntagme verbal, on dit que la fonction du syntagme verbal est celle de prédicat. Ainsi dans Pierre écrit une lettre à sa mère, le syntagme nominatif est le sujet (c'est-à-dire le thème de la phrase) et le syntagme verbal écrit une lettre à sa mère est le prédicat (c'est-à-dire le commentaire du thème).

PRÉFIXE

Élément invariable de formation d'un mot qui se place avant le radical du mot et qui en modifie le sens. Ex. : inactif

PRÉPOSITION

Ce sont des mots invariables qui introduisent un groupe nominal ou un pronom, un verbe à l'infinitif, un adverbe, etc. Les principales prépositions sont : dans, sur, sous, à, de, en, avec, par, sans, parmi, pour, au-dessus de, au-dessous de, à côté de, près de, malgré, entre, avant, depuis, derrière, devant, sauf, durant, pendant, etc.

Ex. : Après le dîner, ils s'allongèrent sur le tapis pour chercher des mots dans le dictionnaire de leurs aînés.

PRÉSENT

Ex.: Mon fils recopie sa rédaction.

Le présent est le temps de référence des temps de l'indicatif, c'est par rapport à lui que se situent les temps du passé et du futur. Il exprime des actions qui se déroulent au moment où l'on parle.

Dans un récit au passé. Le passage au présent (présent de narration) peut donner plus de vie à l'action, en la rendant plus proche du lecteur.

Ex.: S'il faisait beau, j'irais à la piscine.

Le présent du conditionnel, sauf pour certains verbes irréguliers, est formé sur l’infinitif + les terminaisons de l'imparfait de l'indicatif. Dans les phrases hypothétiques, le verbe de la principale est au conditionnel présent pour exprimer l'irréel du présent et l'éventuel.

Ex.: Je veux qu'il se taise.

Le présent du subjonctif se forme sur le radical du présent de l'indicatif à la troisième personne du pluriel + les terminaisons : e, es, e, ions, iez, ent. Dans la langue orale, le présent du subjonctif remplace l'imparfait du subjonctif là où la concordance des temps exigerait ce dernier.

PRÉSENTATIF

Ex.: C'est la grêle qui a dévasté les parterres.

Le présentatif est une forme d'emphase qui consiste à mettre en relief un des éléments de la phrase à l'aide des tournures : c'est ... + pronom relatif (qui, que, dont, où, etc.) ou voici, voilà ... + pronom relatif.

PROCÉDURALE

Une connaissance procédurale est liée à un mode d’emploi (vs déclaratif).

PROGRAMME (INFORMATIQUE)

Succession d’instructions élémentaires destinées à être exécutées par une machine, les programmes sont décrits par des langages formels.

PRONOM

Ex.: Ces vacances à Carnac ? J'y pense souvent !

Anciennement adverbes, les pronoms en et y jouent un rôle de pronoms personnels lorsqu'ils se substituent à un groupe nominal COI ou complément de détermination.

Ex.: Donnez-moi celui-ci. (= ce chapeau-ci.)

Comme tous les pronoms, les pronoms démonstratifs sont des substituts du groupe nominal. Ils remplacent un groupe nominal dont le déterminant est un adjectif démonstratif. On distingue les pronoms démonstratifs à la forme simple (celui, celle, celles, ceux, ce, c'), qui doivent être déterminés, et les pronoms démonstratifs à la forme composée (forme simple + ci ou et ceci, cela) qui peuvent s'employer seuls.

Ex.: Certains applaudissaient. (= Certaines personnes applaudissaient)

Remplaçant un groupe nominal. Les pronoms indéfinis se substituent à un groupe nominal dont le déterminant serait un adjectif indéfini, Ils peuvent indiquer une quantité nulle ou positive.

Ex.: Lesquels voulez-vous ? (= Quels mouchoirs voulez-vous ?)

Remplaçant un groupe nominal, les pronoms interrogatifs se substituent à un groupe nominal dont le déterminant serait un adjectif interrogatif. Les pronoms interrogatifs présentent les mêmes formes que les pronoms relatifs. (dont et exceptés)

Ex.: Je les ai regardés longtemps avant de leur parler.

Les pronoms personnels de la première et de la deuxième personne (je, tu, nous, vous) ne se substituent à rien dans l'énoncé. Les pronoms personnels de la troisième personne remplacent un groupe nominal, sujet, COD ou COI. Les pronoms personnels changent de forme selon leur fonction, on dit qu'ils se déclinent.

Ex.: Je t'ai prêté le mien. (= mon stylo )

Remplaçant un groupe nominal, les pronoms possessifs se substituent à un groupe nominal dont le déterminant serait un adjectif possessif. Ils varient en personne avec le possesseur et en genre et en nombre avec l'objet possédé.

Ex.: Il se lave. Chacun reste chez soi.

Les pronoms réfléchis sont des pronoms personnels COD, COI ou compléments circonstanciels, qui renvoient au sujet. A la forme faible, ils font partie de la conjugaison des verbes pronominaux.

Ex.: Voici l'homme dont je t'ai parlé.

Les pronoms relatifs ont un triple rôle : pronoms, ils se substituent à un groupe nominal ; mots de liaison ils relient la proposition relative au nom (antécédent) avec lequel elle forme un groupe nominal.

Constituants de la phrase, ils ont une fonction dans la proposition relative. Les pronoms relatifs à la forme simple changent de forme selon leur fonction, on dit qu'ils se déclinent.

PROPOSITION

Unité syntaxique construite autour d’un verbe, et qui peut être soit une phrase simple (proposition indépendante), soit un élément de phrase complexe (proposition principale, subordonnée).

Ex.: " J'aimerais, dit-il, que vous reconnaissiez vos erreurs. "

La proposition incise est une phrase insérée dans le discours direct. À l'écrit, elle est caractérisée par l'inversion du sujet.

Ex. : L 'enfant s 'approcha / et s'assit sur ses genoux.

La proposition indépendante correspond à la phrase simple, c'est-à-dire qu'aucune proposition subordonnée ne se raccroche à elle. Une phrase peut comporter plusieurs propositions indépendantes juxtaposées ou coordonnées.

Ex.: J'ai entendu les enfants monter l'escalier.

G. sujet G. verbal

La proposition infinitive a pour verbe noyau un verbe à l'infinitif. Elle comporte un sujet exprimé, indépendant de celui de la principale. La proposition infinitive fait partie des propositions compléments d'objet (COD ou COI).

Ex.: Je me demande s'il viendra. (= Je me demande : " Viendra-t-il ? ")

La proposition interrogative indirecte correspond à une phrase interrogative du discours direct. Elle fait partie des propositions compléments d'objet directs.

Ex.: le vent ayant soufflé toute cette semaine, les arbres de la cour ont perdu toutes leurs feuilles.

La proposition participiale a pour verbe noyau un verbe au participe (présent ou passé). Comme la proposition infinitive, elle comporte un sujet exprimé, indépendant de celui de la principale. La proposition participiale fait partie des propositions circonstancielles.

Ex : Quand il sera rentré, je veux qu'il range les livres qui encombrent son bureau.

La proposition principale correspond à la phrase noyau à laquelle se raccrochent les propositions subordonnées.

Ex.: Quand il sera rentré, je veux qu'il range les livres.

La proposition subordonnée circonstancielle se situe, dans l 'analyse en constituants, au niveau des compléments de la phrase : elle est donc, en principe, supprimable et déplaçable. Elle peut avoir les sens des compléments circonstanciels : temps, cause, conséquence, but, hypothèse, opposition, comparaison, etc. Le mode du verbe de la circonstancielle dépend de la conjonction de subordination qui introduit cette proposition.

Ex.: Je veux qu'il range les livres.

La complétive se situe habituellement, lors de l'analyse en constituants, dans le groupe verbal. Elle n'est ni supprimable, ni déplaçable et elle est COD ou COI. Le mode de la complétive est fonction du verbe de la principale. Les verbes d'opinion de déclaration, de perception entraînent l'indicatif. Les verbes exprimant l'ordre, la volonté, le sentiment ou l'attente entraînent le subjonctif. Lorsque la principale est interrogative ou négative, les verbes qui entraînent habituellement l'indicatif, peuvent entraîner le subjonctif.

Ex.: Je veux qu'il range les livres qui encombrent son bureau.

La relative se situe, lors de l'analyse en constituants, dans le groupe nominal. C'est une expansion du nom et elle est supprimable. La relative peut être épithète ou apposée.

PROTOTYPE

"We call an object which is (in some way) typical of a group of objects a prototype" (Bussman 1991) (voir typicalité).


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Dernière mise à jour : 11 avril 1999 © Lionel Delafosse